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Entreprise libérée : une utopie patronale ?

Entreprise libérée : une utopie patronale ?

L’entreprise libérée est un concept qui peut effrayer notamment avec le terme « libérée », jusqu’où peut-on libérer ? Comment gérer la boite de pandore lorsqu’on commence à l’ouvrir ? Autant de questions qui peuvent refroidir certains dirigeants et managers. Il est évident que lorsqu’on libère son entreprise, c’est pour lâcher des paramètres, notamment le contrôle et le pouvoir. Les avis restent toutefois controversés.

Jean-Louis LEMARCHAND dans la revue du dirigeant d’octobre 2015 explique à travers son interview que c’est loin d’être une solution miracle.

« Pour lui, les partisans de l’entreprise libérée défendraient l’idée que les procédures bureaucratiques amènent à l’aliénation du travail, mais le travail lui-même est source de tension et est soumis à des contraintes.

L’autocontrôle et la responsabilisation des équipes peuvent être bénéfiques sur le point économique, les salariés sont libres de s’autogérer, de prévoir leur planning ce qui redonne une nouvelle image du travail.

Sur le plan économique, c’est un système qui peut se révéler efficace en laissant des marges de manœuvres aux salariés tout en diminuant le contrôle en entreprise. Une confiance mutuelle s’installe, les salariés s’autocontrôlent, moins de chefs, juste des relations directes avec la hiérarchie.

Pour lui c’est un terrain dangereux, une rupture de confiance est vite arrivée, l’autonomie ne suffit pas à donner la responsabilité et peut rapidement se transformer en loi du plus fort. Il s’agirait pour lui d’un autocontrôle qui reposerait sur l’intériorisation des normes par les salariés plus que dans un management classique ».

Il est évident que tout n’est pas aussi simple. Pour éviter tout risque de « dérapage incontrôlé », l’intention du dirigeant reste primordiale. Il est également fondamental d’établir les règles de base inspirées des valeurs de l’entreprise, de la vision du dirigeant et de la stratégie. Le dirigeant doit porter le projet, présenter sa vision en projetant l’avenir de la société, travailler le « pourquoi » et donner du sens. Aux salariés de s’approprier le « comment » ce qui permettra de développer les initiatives et leur créativité.

Célia Chevalier

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